
La reconnaissance faciale s'impose dans les caméras-piétons de la police
Les inquiétudes sur la vie privée et l'éthique technologique s'intensifient face à l'expansion de la surveillance.
La journée sur Bluesky met en lumière des interrogations profondes autour de la technologie, de ses usages institutionnels et de ses impacts sociopolitiques. Entre l'extension de la surveillance, les dilemmes éthiques dans l'industrie, et l'évolution des paradigmes énergétiques, les débats révèlent une volonté croissante de questionner le pouvoir technologique et ses ramifications sur la société contemporaine.
Surveillance et vie privée : entre expansion et méfiance
L'inquiétude autour de l'usage croissant de la reconnaissance faciale par les forces de l'ordre s'est intensifiée, notamment à travers l'annonce de l'intégration de cette technologie dans les caméras-piétons par Axon, en partenariat avec la police d'Edmonton. Cette expérimentation, bien que limitée dans ses alertes en temps réel, marque une étape décisive dans la consolidation d'un écosystème de surveillance étendu, soulevant de vives préoccupations en matière de respect de la vie privée et de risques de fausses identifications.
"Toujours plus la surveillance d'un État policier fasciste."- @michaelsolomon2.bsky.social (0 points)
Parallèlement, les fantasmes sur l'écoute secrète des smartphones pour la publicité ciblée ont été démystifiés dans une enquête de l'EFF, indiquant que l'exploitation publicitaire repose davantage sur la collecte de données issues de l'activité numérique, que sur l'écoute audio directe. Ce rappel, présenté dans Digital Rights Bytes, souligne la nécessité d'une éducation numérique face à la sophistication croissante du ciblage publicitaire.
Pouvoirs technologiques et enjeux institutionnels
L'emprise des acteurs privés sur les plateformes et l'éducation suscite de plus en plus d'interrogations. La pénalisation du compte de la Commission européenne par X, consécutive à une sanction sur la transparence publicitaire, illustre les rapports de force entre institutions et plateformes, tandis que plusieurs voix sur Bluesky encouragent un basculement vers des réseaux décentralisés comme Bluesky ou Mastodon pour échapper à la dépendance aux géants du secteur.
"Fermez le compte Twitter. Quittez Twitter, cela n'existe plus comme plateforme utile pour quiconque."- @aftertaf.mont-gargan.fr (22 points)
L'université n'échappe pas à cette recomposition, comme en témoigne le débat sur la surveillance croissante via les plateformes ed-tech et la nécessité de cartographier les principaux acteurs, abordé dans la discussion sur Qualtrics. Cette interrogation se double d'un appel à replacer l'éthique et la réflexion sociale au cœur de la formation technologique, souligné dans le plaidoyer pour une éducation humaniste.
"C'est ce qui arrive quand on élimine les sciences humaines et qu'on fait de la priorité les STEM et les MBA."- @fcolarusso.bsky.social (7 points)
Éthique, industrie et mutation des paradigmes
Les rapports entre technologie, éthique et pouvoir économique restent au centre des préoccupations, comme l'a illustré l'intervention du pape Léon XIV appelant les géants de la tech à concevoir l'intelligence artificielle dans le respect de la dignité humaine, et non du seul profit. Cette réflexion, relayée dans le discours sur l'IA, rejoint la mise en garde de Gartner préconisant de bloquer les navigateurs IA pour l'instant, témoignant d'une prudence accrue face à l'automatisation.
En parallèle, l'évolution du secteur énergétique, distinguant la technologie (éolien, solaire, batteries) de la pure commodité (pétrole, gaz), est analysée dans la réflexion de Markham Hislop sur les erreurs stratégiques d'Alberta, tandis que la perspective d'une fusion colossale entre Netflix et Warner Bros. soulève des interrogations sur la régulation et la concentration du pouvoir dans l'industrie, comme le débat autour de l'accord Netflix/Warner Bros. le met en exergue.
"Oligarchie américaine."- @doncomer.bsky.social (1 point)
Transformer les conversations en actualités, c'est révéler l'air du temps. - Sara Meddeb