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L'intelligence artificielle bouleverse l'art vidéoludique et relance le débat sur les droits d'auteur

L'intelligence artificielle bouleverse l'art vidéoludique et relance le débat sur les droits d'auteur

Les critiques sur les technologies graphiques et l'utilisation non autorisée de contenus alimentent les inquiétudes éthiques.

La journée sur Bluesky, dans les communautés #technology et #tech, a été marquée par une effervescence autour des questions d'intelligence artificielle, de technologies graphiques et de la responsabilité des grandes entreprises. Les échanges ont révélé une inquiétude croissante quant à l'impact de l'IA sur l'art, la sécurité et l'éthique, tandis que la communauté s'interroge sur la direction prise par les leaders du secteur.

DLSS5 et le malaise de l'IA dans l'art vidéoludique

Les discussions ont été particulièrement vives autour de l'implémentation des technologies de rendu graphique, où plusieurs intervenants déplorent une tendance à « yassifier » les personnages et à sexualiser leur apparence sous l'influence de l'IA. Ce phénomène est également critiqué dans l'analyse sur la nature du DLSS, perçu non pas comme une amélioration technique mais comme un filtre dénaturant l'expérience artistique.

"Quand on s'apprête à réintégrer le lieu du traumatisme de sa vie, il est important d'être à son avantage."- @dannyodwyer (266 points)

La critique s'étend à la réception du DLS5, jugée « tout ce qui ne va pas dans la technologie actuelle », dénonçant son coût prohibitif et son inutilité réelle pour le public. Les contenus de vulgarisation sont également pointés du doigt pour leur complaisance envers ces innovations, jugées décevantes par ceux qui attendent une véritable valorisation du travail des artistes. Enfin, la décision de se désabonner de Digital Foundry est symptomatique d'un ras-le-bol face à l'imposition de technologies perçues comme « vandalisme » de l'art vidéoludique.

"Célébrer la défiguration et le vandalisme de ces jeux, sur lesquels des centaines d'artistes ont travaillé des heures innombrables, m'a rendu vraiment malade."- @alpha0.art (34 points)

IA, droits et responsabilité : entre violation et dérives

L'actualité sur Bluesky a également mis en lumière les préoccupations autour de la violation des droits d'auteur par OpenAI, suite à l'utilisation non autorisée de près de 100 000 articles pour l'entraînement des modèles LLM. Cette affaire relance le débat sur le « droit à la rémunération » des sources et la difficulté de « désapprendre » un modèle, comme le suggère un intervenant dans les réponses.

"On ne peut pas facilement ‘désentraîner' un modèle IA sans le jeter. Mais les sociétés d'IA ont l'argent. Elles peuvent se le permettre."- @rwintermute.com (1 point)

Les dérives de l'IA sont également au centre des débats avec l'affaire Grok, où des plaintes sont déposées pour l'altération d'images de mineurs en contenus sexualisés, et les propos de la sénatrice Elizabeth Warren sur les risques sécuritaires liés à ce chatbot. Ces événements illustrent la nécessité d'une vigilance accrue dans le développement et l'usage des IA.

Visibilité, résistance et médias : une nouvelle approche de l'IA

La question de la visibilité des mouvements de résistance à l'IA est soulevée à travers l'expérience d'une chercheuse ayant accepté de dialoguer avec une journaliste, saluant la volonté d'apporter de la visibilité plutôt que de relayer un discours industriel. Cette démarche est essentielle pour permettre à de petites communautés de faire entendre leur voix et d'attirer de nouveaux acteurs dans la lutte contre les dérives technologiques.

"Les petites poches de résistance ont vraiment besoin de l'attention médiatique et de la publicité pour avoir une visibilité en tant que mouvement et attirer davantage de gens."- @sonjadrimmer (26 points)

Enfin, la réflexion sur l'évolution du DLSS montre que la communauté réclame une plus grande transparence et un respect de l'intention artistique. La confusion autour du positionnement technologique et le rejet des nouveautés jugées superficielles témoignent d'une attente d'une innovation plus éthique et respectueuse des créateurs.

Les conversations numériques dessinent notre époque. - Fanny Roselmack

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